
L'or, considéré pendant des
millénaires comme
le plus précieux et le plus dur des métaux, semb le
défier les hommes et le
temps. Son utilisation remonte à plus de mille ans dans le
monde occidental.
Les
feuilles, épaisses de quelques microns, sont
obtenues par battage, dont l'obtention et la manipulation n'ont pas
changés
depuis l'antiquité. Elle est plus fine que la plupart des
feuilles de papier
actuelles.
L'or
reflète l'éclat de la lumière et ne
ternit pas. Qu'il soit jaune ou coloré, l'or
s'achète par carnets de 25
feuilles de 8 cm x 8 cm de 22 carats. Chaque feuille se
présente libre entre
deux feuilles de papier de soie.

La
feuille de cuivre concurrença également la
feuille d'or dès la fin du XIX siècle.
Livré en carnet de 25 feuilles de 95 mm
x 95 mm chacune, il coûte moins cher que l'or.
Ses
feuilles quatre à cinq fois plus épaisses,
se manipulent aisément avec les doigts. Une fois
appliquées, elles sont ensuite
recouvertes d'une couche de vernis gomme (laque pour les
empêcher de noircir au
contact de l'air)

La
feuille d'or est obtenue par battage après
une longue préparation. L'or pur, acheté en
lingots à la Banque de France est
fondu dans des creusets et allié à une
très faible quantité d'argent, de cuivre,
en vue d'obtenir des nuances de couleurs: De l'or jaune à
l'or blanc, en
passant par l'or rouge.
L'alliage
en fusion est coulé dans une
lingotière et prend l'allure d'une barrette en
refroidissant, qui est ensuite
martelée à chaud sur une enclume.
Après
refroidissement, la barrette d'environ 1
cm d'épaisseur, est placée dans le laminoir.
Ecrasée entre les puissants
rouleaux, l'épaisseur du métal est alors de deux
à trois dixièmes de
millimètres.
Le
dernier travail consiste à placer les
feuilles d'or dans les carnets, entre deux feuilles de papier de soie,
sur
lesquelles a été appliquée de la
poudre de gypse.
Cette
feuille d'or sera utilisée par le doreur
pour réaliser la dorure à l'eau. Mais, elle ne
peut être transportées du carnet
à l'objet à dorer ni avec les doigts ni avec des
pincettes, tant elle est fine.
Le doreur se munit alors d'une palette.
Il
existe aussi des feuilles
d'argent et de cuivre, qui sont obtenues par battage essentiellement
mécanique,
et ont beaucoup plus épaisses que les feuilles
d'or. Elles peuvent donc être
manipulées avec des pincettes

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