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La feuille d'or est obtenue par battage après une longue préparation.
L'or pur, acheté en lingots à la Banque de France est fondu dans des creusets
et allié à une très faible quantité d'argent, de cuivre, en vue d'obtenir
des nuances de couleurs: De l'or jaune à l'or blanc, en passant par l'or
rouge.
L'alliage en fusion est coulé dans une lingotière et prend l'allure
d'une barrette en refroidissant, qui est ensuite martelée à chaud sur
une enclume.
Après refroidissement, la barrette d'environ 1 cm d'épaisseur, est placée
dans le laminoir. Ecrasée entre les puissants rouleaux, l'épaisseur du
métal est alors de deux à trois dixièmes de millimètres.
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Le dernier travail consiste à placer les feuilles d'or dans les carnets,
entre deux feuilles de papier de soie, sur lesquelles a été appliqué de
la poudre de gypse.
Cette feuille d'or sera utilisée par le doreur pour réaliser la dorure
à l'eau. Mais, elles ne peuvent être transportées du carnet à l'objet
à dorer ni avec les doigts ni avec des pincettes, tant elles sont fines.
Le doreur se munie alors d'une palette.
Il existe aussi des feuilles d'argent et de cuivre, qui sont obtenues
par battage essentiellement mécanique, et sont beaucoup plus épaisses
que les feuilles d'or. Elles peuvent donc être manipulées avec des pincettes.
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